Débat sur la fin de vie

Nous, hauts dignitaires religieux, demandons à ce que soit préservé l’interdit de tuer

Retrouvez ci-dessous la tribune interreligieuse sur la fin de vie, parue dans le journal Le Monde, en date du 10 mars 2015.

 

Nous, représentants des trois grandes traditions religieuses monothéistes, conscients des évolutions qui traversent notre société, des nouvelles situations qu’elles génèrent et de la nécessité de rechercher des adaptations, voire des améliorations de dispositifs législatifs et réglementaires pour accompagner ces évolutions, considérons qu’une telle recherche doit être le fruit d’un débat serein, démocratique et respectueux de la personne humaine et de sa dignité.

Le contexte actuel manque de lisibilité et la période que nous traversons est difficile, secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale. Un nouveau débat sur la fin de vie risque d’y ajouter de la confusion.

Il y a moins de dix ans, la République Française avait tranché la question par la voix unanime de ses parlementaires, quand fut votée la loi Leonetti, le 22 avril 2005. « Rien ne pourra jamais justifier le droit de donner la mort à un homme » : ni sa santé, ni son inconscience, ni son extrême vulnérabilité, ni même son désir de mourir. Le caractère inviolable de la vie humaine avait franchi une nouvelle étape. Et c’est sur ce socle commun que s’est consolidé l’acte médical face à l’euthanasie.

Le droit français qui exclut l’acharnement thérapeutique, condamne l’euthanasie. Il en est de même du droit européen : dans une recommandation adoptée en 1999, le Conseil de l’Europe condamne l’euthanasie qui est par ailleurs interdite dans la quasi-totalité des pays du monde.

Alors que le débat est relancé, nous lançons un appel commun, inquiet et pressant, pour qu’une éventuelle nouvelle loi ne renonce en aucune façon à ce principe fondateur : toute vie humaine doit être respectée spécialement au moment où elle est le plus fragilisée.

 

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Pape François : « La personne demeure précieuse lorsqu’elle est marquée par la vieillesse et la maladie

Les soins palliatifs, a dit le Pape François, « sont la manifestation matérielle de l’assistance que nous nous devons les uns aux autres, à ceux qui souffrent en premier lieu. Leur recours montre que la personne demeure précieuse lorsqu’elle est marquée par la vieillesse et la maladie…


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Famille

Théorie du genre

Trisomie 21

Avorter n'est jamais banal

Réuni le 15 janvier 2014, le Conseil Permanent a déploré la transformation profonde de la législation sur l'avortement que provoquera, s'il est voté, le remplacement des mots évoquant « la situation de détresse de la femme » par les mots « qui ne veut pas poursuivre une grossesse ». Cette suppression de la mention des conditions de Journée Mondiale des Lépreux "Les 25 et 26 janvier 2014, à l’occasion de la 61e Journée Mondiale des Lépreux, la Fondation Raoul Follereau alerte l’opinion sur la nécessité de réagir face à la stagnation du nombre de nouveaux cas (ce nombre diminuait précédemment). Elle s’inquiète également du nombre élevé de malades déjà invalides lors de leur dépistage. Initié par Raoul Follereau en 1954, le combat contre la lèpre est malheureusement toujours d’actualité. La transmission de la maladie n’a pas cessé. Les 10 000 quêteurs bénévoles Follereau solliciteront un geste de solidarité de votre part afin d’aider chercheurs et hommes de terrain à relever les défis imposés par cette maladie qui continue de frapper une personne toutes les 2 minutes dans le monde. D'avance merci pour vos dons"
détresse est inacceptable. Elle élude toute l'expression de compassion d'une société et sa volonté d'y répondre. Pourquoi rendre désuètes des précautions prises, jusqu'à présent, par le législateur ? Comme l'écrit le Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service Pastoral d'Etudes Politiques (SPEP) « un droit exigible à l'avortement, même restreint par un délai légal, va créer un climat préjudiciable aux femmes les plus fragiles, devant l'irréparable »…
Rappelons qu'en novembre 2013, à Lourdes, les évêques ont entrepris un travail sur le « phénomène social de l'avortement et l'éducation affective des jeunes ». Sur ce sujet douloureux et sensible, Mgr Pontier avait résumé la réflexion en disant: « Nous ne pouvons pas faire comme si nous n'étions pas auditeurs, témoins des souffrances multiformes de femmes ayant connu un avortement et qu'elles n'expriment parfois que longtemps après. Ce sont des pages douloureuses de vies humaines qui nous sont confiées. Entendre les cris de ceux et celles qui souffrent est une de nos premières missions ».
De nombreux écoutants et soignants rejoignent l'avis des évêques : « Des médecins, des infirmières, des psychologues, de nombreux prêtres, des membres d'associations confirment ce même constat », nous dit Mgr Pontier. « Avorter n'est pas banal, avorter ne laisse pas indemne, avorter n'élimine pas qu'un amas de cellules. La femme enceinte sait bien qu'elle porte une vie humaine en son commencement. Il s'agit bien de cela. Aucune d'entre elles ne devrait vivre ces moments dans la solitude, la précipitation ou les pressions de toutes sortes ».
Les évêques ont aussi un ministère d'encouragement de ceux qui écoutent cette détresse. Il reste énormément de chemin à faire pour qu'une culture de la vie l'emporte, notamment dans le domaine éducatif. « Aussi voulons-nous, disent-ils, nous employer à contribuer à une meilleure éducation affective des jeunes qui leur fasse percevoir la grandeur du corps humain et celle d'une vie affective responsable, située dans une relation pleine de respect pour la personne de l'autre, d'engagement à son égard, de tendresse, d'amour et d'ouverture au don de la vie… »
Evoquant le climat social et sociétal plus général, Mgr Pontier disait : « Ne pas faire place à l'enfant à naître, ne pas accompagner la vie jusqu'au bout, ne pas offrir un avenir professionnel à des milliers de jeunes et adultes, ne pas regarder la vie à partir des plus fragiles, tout cela est un déni de fraternité et d'humanité ».
De l'embryon naissant, au souffle ultime du dernier jour, notre vie est plus grande que nous-mêmes !

Le Porte-parole des évêques de France, le 17 janvier 2014

Vous trouverez sur le site de la conférence des évêques de France de nombreux documents et vidéos qui vous permettront de "comprendre les enjeux de société au sein duquel les catholiques se positionnent comme "éveilleurs des consciences"."

 

Vous pouvez également télécharger ici le texte du conseil "Famille et société" de la conférence des évêques qui proposent leur réflexion pour permettre d'ouvrir un vrai débat.

La vérité doit être proclamée, Mgr Roland

 

 

Le temps pascal nous a donné l’opportunité de lire les Actes des Apôtres qui rapportent les débuts de l’Eglise. Ceux-ci nous montrent qu’il y a deux mille ans on a tout essayé pour dissuader les Apôtres de témoigner. On les a menacés, exclus, fait arrêter et jeter en prison, mais on n’a pas réussi à ce qu’ils s’abstiennent d’enseigner le nom de Jésus, c’est-à-dire d’annoncer que Dieu nous sauve du péché et de la mort éternelle, par la mort et la résurrection de Jésus, car rien ne peut arrêter l’amour.

Nous pouvons aisément établir un parallèle entre la situation des Apôtres et celle que nous connaissons aujourd’hui. Le pouvoir politique et une part de la société cherchent encore à empêcher les chrétiens de témoigner. Ils veulent les dissuader de confesser la vérité sur Dieu Créateur et Sauveur ; de dire la vérité sur l’être humain, créé dans la dualité homme et femme ; d’exposer la vérité universelle sur la sexualité, le mariage, la procréation, la filiation ; mais également de promouvoir la vérité sur le respect dû à l’embryon humain, à la personne handicapée, ou au malade en fin de vie, tout comme au migrant, au chercheur d’asile, au détenu ; ou encore de dénoncer la soif du pouvoir, l’idolâtrie de l’argent et les injustices sociales…

De nombreux responsables politiques de tous bords voudraient museler les croyants et enfermer l’expression de la foi dans la sphère du privé. Ils prétendent promouvoir une nouvelle laïcité, qui ne correspondrait plus à la neutralité de l’Etat et à la protection de la liberté religieuse ; mais qui deviendrait une laïcité d’interdiction, laquelle prohiberait toute expression religieuse dans le domaine public et instituerait donc un athéisme d’Etat, érigé en norme pour toute la société.

 

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Audition de Mgr André XXIII à l'Assemblée Nationale